Analyse de l'équilibre financier

L’augmentation du fonds de roulement est plus importante en 2005 qu’en 2004
En 2005, le besoin en fonds de roulement est toujours négatif et la ressource ainsi dégagée est en augmentation
La trésorerie des communes s’élève à 12,6 milliards d’euros

L’augmentation du fonds de roulement est plus importante en 2005 qu’en 2004

Le fonds de roulement des communes s’élève à 9,9 milliards d’euros en 2005. La variation observée entre 2004 et 2005 s’élève à +842 millions d’euros contre +535 millions entre 2003 et 2004, soit une augmentation de 57%.

Le fonds de roulement permet, en 2005, de faire face à 38 jours de dépenses, soit 2 jours de moins qu’en 2004. Cette baisse est la conséquence de l’augmentation des charges, aussi bien en fonctionnement (+2,9%) qu’en investissement (+7,7% pour les dépenses d’investissement direct).

Depuis 2001, cet agrégat s’apprécie chaque année. Au total, entre 2001 et 2005, il a augmenté de 3,2 Mds d’euros.

Le fonds de roulement correspond à l’excédent de ressources stables sur les emplois stables du bilan.

Les ressources stables sont constituées en 2005 à 85% par les ressources propres (capitaux propres et amortissement) et à 15% par les dettes financières.

Les dettes financières sont constituées à 98% par des emprunts. Entre 2004 et 2005, la dette à moyen et long terme a augmenté de 2,2% pour atteindre 51 Mds d’euros. Cette évolution s’explique par le niveau élevé de l’investissement et par l’augmentation de l’autofinancement alors que la section d’investissement dégage un besoin de financement.

Cependant, rapporté au nombre d’habitants, le ratio moyen d’endettement reste stable par rapport à 2004 à 820 euros. Il existe néanmoins des disparités entre les villes de moins de 10.000 hab ou l’endettement par habitant est de 642 € et celles de plus de 10.000 habitants ou il s’élève à 997 euros.

Le ratio dette/capacité d’autofinancement, exprimé en nombre d’années, reste quasiment stable autour de 4,9.

En 2005, le besoin en fonds de roulement est toujours négatif et la ressource ainsi dégagée est en augmentation

Le fonds de roulement vise d’abord à compenser le décalage entre l’encaissement des recettes et le paiement des dépenses. La différence entre créances et dettes est mesurée par le besoin (ou ressource) en fonds de roulement. Pour l’évaluer, on distingue les opérations d’exploitation de celles hors exploitation.

Dans le cas des communes, les créances d’exploitation, constituées principalement par les créances sur redevables et assimilés et par les créances sur l’Etat, sont inférieures aux dettes d’exploitation, retracant pour l’essentiel, les dettes sur achats et les comptes de liaison avec les budgets annexes. Les communes dégagent donc une ressource en fonds de roulement. Il en est de même pour les opérations hors exploitation.

Les ressources en fonds de roulement (exploitation et hors exploitation) augmentent de près de 9% entre 2004 et 2005.

La trésorerie des communes s’élève à 12,6 milliards d’euros

La trésorerie est égale à la différence entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement.

Dans le cas des communes, le besoin en fonds de roulement étant négatif (ressource), il s’ajoute donc au fonds de roulement. En 2005, ces deux agrégats étant en augmentation, la trésorerie résultante s’accroît elle aussi de 10%.

La trésorerie active (disponibilités, avances de trésorerie, valeurs mobilières de placement) a enregistré une hausse de 1,1 milliard d’euros, s’établissant à 13,3 milliards d’euros.

Concernant les valeurs mobilières de placement, les montants placés augmentent de 41% entre 2004 et 2005 pour s’établir à 179 millions d’euros. Les effets de l’article 116 de la loi de finance pour 2004 élargissant les possibilités de placement, tant dans la nature des fonds placés que dans les placements autorisés se font encore ressentir. Ainsi, les bons du Trésor ne représentent plus que 32% des fonds placés pour un montant de 58 millions d’euros alors que le montant des autres valeurs mobilières et créances assimilées a plus que doublé entre 2004 et 2005, passant de 54 à 115 millions d’euros.

Par ailleurs, l’encours de compte à terme auprès de l’Etat s’elève à 229 millions d’euros au 31 décembre 2005, soit une augmentation de 46% par rapport à 2004.

La trésorerie passive, quant à elle, s’élève à 0,8 Mds d’euros. Elle progresse de 9% par rapport à 2004. Les communes les plus importantes possèdent pratiquement toutes des lignes de trésorerie. Ainsi, 74% des communes de plus de 20.000 habitants recourrent à cet outil de gestion active de la trésorerie.

Dernière modification  : 29/09/2016