Analyse de l'équilibre financier

Les comptes 2003 des communes
 
Les synthèses nationales : évolution de 1999 à 2003  
Les synthèses nationales : détails par strate démographique en 2003  

Le fonds de roulement poursuit sa progression en 2003
La trésorerie des communes s’élève à 11 milliards d’euros

Le fonds de roulement poursuit sa progression en 2003

Le fonds de roulement des communes s’élève à 8,5 milliards d’euros au 31 décembre 2003.

Le fonds de roulement correspond à l’excédent des ressources stables sur les emplois stables du bilan. Il vise à compenser les décalages entre l’encaissement des recettes et le paiement des dépenses.

Pour la seconde année consécutive, le fonds de roulement se renforce de manière significative : après une progression de 743 millions d’euros en 2002, il augmente de plus d’1 milliard d’euros en 2003, soit une hausse de 14,4%.

Les ressources stables sont constituées des capitaux propres, des amortissements et provisions, et des dettes financières. Les emplois stables correspondent à l’actif immobilisé brut.

Le fonds de roulement permet de faire face à 39 jours de dépenses contre 35 jours en 2002.

 

La dette à moyen et long terme continue à diminuer en 2003 : elle passe de 50,8 à 50,6 milliards d’euros, soit -0,4%. Malgré la reprise de l’investissement en 2003 les communes parviennent à se désendetter de 211 millions.

Le ratio moyen d’endettement, exprimé en euros par habitant, passe de 822 à 817 euros.

D’une manière générale, ce ratio varie proportionnellement à la taille démographique de la commune. Deux exceptions sont néanmoins à signaler : les communes des DOM ainsi que la ville de Paris où le ratio d’endettement est nettement plus faible que dans les communes de même catégorie.

Le ratio dette/capacité d’autofinancement (exprimé en nombre d’années) s’améliore en 2003 en raison de la forte progression de l’autofinancement : il s’élève à 4,9 contre 5,4 l’année précédente.

Comme l’illustre la carte ci-dessus, le niveau d’endettement n’est pas homogène sur l’ensemble du territoire : ce sont les communes du Sud-Est qui, en moyenne, présentent les ratios les plus élevés de dette en euros par habitant.

Le besoin en fonds de roulement des communes est négatif, le montant des dettes à court terme étant supérieur à celui des créances à court terme.
Il s’analyse dès lors non comme un besoin, mais comme une ressource en fonds de roulement
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La trésorerie des communes s’élève à 11 milliards d’euros

La trésorerie est égale à la différence entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement.

Comme en 2002, le renforcement du fonds de roulement se répercute directement sur le niveau de la trésorerie des communes qui, au 31 décembre 2003, dépasse 11 milliards d’euros, soit une hausse de 10,8%.

La trésorerie active (disponibilités, avances de trésorerie et valeurs mobilières de placement) qui avait augmenté de plus de 800 millions d’euros en 2002 enregistre une hausse encore plus forte en 2003 : + 1 097 millions d’euros. Parallèlement, le niveau des concours bancaires courants (652 millions d’euros) se situe au même niveau qu’en 2001 et 2002.

Certes, la trésorerie des communes tend à s'accroître en fin d'année du fait de la mobilisation de lignes de crédit généralement remboursées en début d'année N+1. Toutefois, comme l’année précédente, la croissance du niveau de la trésorerie est essentiellement structurelle et non liée à l’ampleur des flux enregistrés en fin d’année.

En effet, le solde moyen journalier du compte au Trésor, qui permet d'évaluer plus précisément le niveau de trésorerie des communes, enregistre lui aussi une progression de près de 800 millions d’euros. Cette évolution, un peu moins marquée en début d’année, se dessine dès le mois d’avril (+ 818 millions d’euros) et perdure jusqu’en décembre (+ 834 millions d’euros). Le solde moyen du compte au Trésor atteint ainsi 9 milliards d’euros en 2003.

Le solde moyen de décembre représente 44 jours de dépenses, contre 41 jours en 2002 et 38,5 jours en 2001.

Les collectivités, notamment les plus grandes qui disposent de services financiers, ont recours à une ou plusieurs lignes de crédit pour optimiser leur gestion de trésorerie. Ainsi, près de 90% des villes de plus de 50 000 habitants utilisent une ligne de trésorerie. L'intensité de la gestion active de la trésorerie croît proportionnellement à la taille des communes.

Dernière modification  : 29/09/2016