Notes d'information et circulaires 2022

Activé

Instruction relative au contrôle de légalité en matière de taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)

Note d'information DPEL du 29 juin 2022

Note d'information DNP du 18 juillet 2022

Note d'information DSU du 7 juillet 2022

Note d'information DACOM du 8 juillet 2022

Note d'information Dotation forfaitaire des communes du 29 juillet 2022

Note d'information DSR du 8 juillet 2022

Note d'information FSRIF du 30 juin 2022

Note d'information FPIC (métropole et DOM) du 28 juillet 2022

Note d'information FPIC (COM) du 28 juillet 2022

Note d'information DI du 19 juillet 2022

Note d'information Dotation de compensation des EPCI du 18 juillet 2022

Note d'information FSDRIF du 27 juin 2022

Note d'information DGF des départements du 12 juillet 2022

Note d'information du fonds de péréquation des DMTO du 20 juillet 2022

Note d'information du fonds de péréquation CVAE du 8 novembre 2022

Note d'information FSR du 19 décembre 2022

Note d’information du 9 février 2022 relative aux informations fiscales utiles à la préparation des budgets primitifs locaux pour 2022

Aucun

Notes d'information et circulaires 2024

Activé

24-017662-D Note d'information aux préfets relative à la répartition provisionnelle du DCP pour 2025

24-017352-D Note d'information aux préfets sur la compensation des pertes de TFPB

24-017781-D Note d'information aux préfets sur les acomptes de DGF pour 2025

24-016919-D Note d'information relative à la répartition de la dotation spéciale pour le logement des instituteurs (DSI) 2024

24-016807-D Note d'info aux préfets - Lancement du programme Handi'Talents - Annexe Note d'info aux préfets Handi'Talents

24-015581-D Note d'information aux préfets - Dotation exceptionnelle attribuée aux communes et EPCI à fiscalité propre

24-015040-D Note d'information aux préfets du 7 novembre - Répartition des parts forfaitaire et variable de la dotation pour les titres sécurisés pour 2024

24-013252 du 6 novembre 2024 Compensation des pertes de cotisation foncière des entreprises

24-013988-D Première part de fraction de taxe sur la valeur ajoutée perçue par les départements pour l'exercice 2024 au titre des articles 16 et 208 de la loi de finances pour 2020

24-011974-D Note du 30 septembre 2024  d'info aux préfets - Recensement des données physiques et financières nécessaires à la répartition de la DGF 2025

24-007450-D Instruction du 9 août 2024 relative aux modalité de réparation du soutien financier aux communes et syndicats forestiers au titre de l'année 2024

24-009901-D Note d'information relative à la compensation versée en contrepartie de la suppression des premières et troisièmes catégories de l'impôt sur les spectacles mentionnées à l'article 1560 du code général des impôts, dans sa rédaction en vigueur au 1er janvier 2024

246010797-D Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales : mise en œuvre des répartitions dérogatoires en France hexagonale et dans les DOM hors Mayotte

24-000229-D Note d'information relative à la transmission à la DGCL des budgets primitifs des régions, des départements, de la Ville de Paris, de la Collectivité de Corse, de la Métropole de Lyon, des Collectivités territoriales uniques de Martinique et Guyane et de la collectivité européenne d'Alsace du 17 janvier 2024

24-000101-D Note d'information relative à la répartition provisionnelle du DCP pour 2024 du 24 janvier 2024

24-001501-D Note d'information du 14 mars 2023 relative aux informations fiscales utiles à la préparation des budgets primitifs locaux pour 2024 + Annexe

24-005840-D Note d'information relative au fonds de sauvegarde prévu par l'article 16 de la loi de finances initiale pour 2020 du 23 avril 2024

24-006636-D Note d'information relative à la répartition définitive du DCP pour 2024 du 28 mai 2024

24-006972-D Note d'information relative à la transmission à la DGCL des CA ou CFU pour l'exercice 2023 du 6 juin 2024

24-007571-D Note d'information relative aux modalités de reversement et d'enregistrement budgétaire et comptable des attributions compensant le transfert de la part CPS des communes appartenant à un EPCI à fiscalité additionnelle du 11 juin 2024

24-007739-D Note d'information relative aux modalités de versement et d'enregistrement budgétaire et comptable de la dotation en faveur des communes nouvelles au titre de l'exercice 2024 du 11 juin 2024

24-008302-D Note d'information relative aux fonds de solidarités des communes de la région d'Ile de France pour l'exercice 2024 du 9 juillet 2024

24-009071-D Note d'information relative au versement 2024 de la compensation des pertes de produits d'imposition forfaitaire sur les entreprise de réseaux (IFER) du 9 juillet 2024

24-011004-D Note d'information à destination des préfectures - Services en charge du contrôle budgétaire et du suivi des budgets locaux du 6 septembre 2024

24-010521-D Note d'information relative au recensement des communes, établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et syndicats mixtes connaissant des difficultés financières particulières justifiant l'attribution d'une subvention exceptionnelle au titre de l'année 2024 du 7 août 2024

24-010527-D Note d'information relative au recensement des communes touchées par le redéploiement territorial des armées pour l'exercice 2024 du 6 août 2024

24-010459-D Note d'information relative à la campagne de mise en place des index mesurant les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans la fonction publique territoriale pour l'année 2024 du 22 août 2024

24-010801-D Note d'information relative au recensement des amendes liées à la circulation routière par les services de police au cours de l'année 2023 du 8 août 2024

24-010902-D Note d'information relative aux modalités de mise en œuvre des guichets "démarches simplifiées" pour la DETR et la DSIL en 2025 du 28 août 2024

24-010797-D Note d'information relative à la répartition au titre de l'exercice 2024 du fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) à destination de Mayotte, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française, de Saint-Pierre-et-Miquelon et des circonscriptions territoriales de Wallis-et-Futuna du 9 août 2024

24-011258-D Note d'information relative aux concours particulier crée au sein de la DGD au titre de l'élaboration des documents d'urbanisme du 16 septembre 2024

24-009856-D Note d'information relative à la diffusion du rapport de l'Observatoire des finances et de la gestion publique locales 2024 du 16 septembre 2024

24-000231-D Transmission à la DGCL des budgets primitifs des communes de plus de 100 000 habitants, des métropoles, des communautés urbaines, des communautés d'agglomération de plus de 250 000 hab et des EPT - exercice 2024

24-015581-D Dotation exceptionnelle attribuée aux communes et EPCI à fiscalité propre pour la mise en œuvre  d'une prime ou d'une revalorisation des personnels employés dans les centres de santé

Aucun

Lutte contre les tentatives d'escroquerie

Finances locales FOVI Fraude Sécurité Gérer les finances publiques locales Direction générale des Finances publiques Une fraude aux faux ordres de virement (FOVI) est le détournement d’un virement attendu sur le compte bancaire d’un créancier, par usurpation de son identité. Elle touche toutes les collectivités, quelle que soit leur taille. Activé

Attention - Nouvelle fraude aux FOVI

Des fraudeurs se font passer par des agents de la DGFiP et contactent des sociétés, prétextant un problème sur CHORUS afin d'obtenir des factures par courriel. Ils envoient ensuite aux collectivités visés, des factures et RIB falsifiés, imitant les signatures des sociétés.

Points de vigilance : 
Des demandes de changement de coordonnées bancaires vers des « néo banques ».
Des factures et des RIB transmis en dehors de CHORUS Pro.

En cas de doute :
Contactez la société pour vérifier l'authenticité des RIB et prévenez votre comptable.
Soyez vigilant et partagez cette information pour prévenir ces fraudes.

Qu'est ce qu'un FOVI ?

Une fraude aux faux ordres de virement (FOVI) est le détournement d’un virement attendu sur le compte bancaire d’un créancier, par usurpation de son identité. Elle touche toutes les collectivités, quelle que soit leur taille.

Les modes opératoires

Le changement de RIB avec usurpation d’identité

Le fraudeur contacte (par téléphone, courrier, courriel) les services de l’ordonnateur en se faisant passer pour un fournisseur, un pensionné, un agent public ou en mettant en place un faux affacturage.

Il transmet de nouvelles coordonnées bancaires, d’un compte souvent ouvert dans une néo banque (banque sans agence) ou à l’étranger, et/ou une facture falsifiée pour en détourner les règlements.

La collecte en amont des renseignements sur internet ou par piratage des adresses de messagerie permet aux escrocs d’avoir une très bonne connaissance de l’entreprise et des contrats qu’elle a passés. Il s’agit de la fraude la plus répandue.

La « fraude au président »

L’escroc se fait passer pour la direction et demande à un agent de la collectivité d’effectuer en urgence un virement important à un tiers.

Les signaux d’alerte

Vigilance à avoir :

  • Lors d’une demande de changement de RIB au profit d’une néo banque ou d’une banque étrangère ;
  • Lors de toute transmission de factures ou de nouveaux RIB par courriel, hors Chorus Pro ;
  • Les adresses mails d’envoi : certaines adresses sont quasiment similaires à l’adresse habituelle ;
  • Sur la rédaction des courriels : fautes d’orthographe, syntaxe, logo flou… ;
  • Sur les contrats d’affacturage.
     

Les bons gestes de prévention

Le CONTRE-APPEL au fournisseur ou à l’agent qui demande le changement de son RIB pour paiement de sa paye, à partir de coordonnées fiables (dossier, site internet de l’entreprise ou pages jaunes), et non à partir de coordonnées dans un mail ou dans les pièces justificatives jointes au paiement (factures…)  ;

  • Le réflexe CHORUS PRO pour la transmission des factures ou les changements de RIB ;
  • Le site IBANCALCULATOR peut être consulté pour vérifier la cohérence du RIB ;
  • Le site REGAFI dans le cadre d’un affacturage peut être consulté pour s’assurer que l’organisme dispose bien d’un agrément de la Banque de France ;
  • Restez discrets sur le fonctionnement de la collectivité ou de ses fournisseurs ;
  • Soyez vigilants pendant les périodes de congés et de forte charge de travail ;
  • Mentionnez les coordonnées bancaires sur l’ensemble des documents contractuels ;
  • Pensez à sensibiliser régulièrement l’ensemble des agents concernés : service financier, comptabilité, gestionnaire RH, secrétariat et standard…

Pour se protéger du protéger de messagerie, il est essentiel de changer régulièrement son mot de passe, d'éviter de cliquer sur des liens, de ne pas répondre à des messages suspects et de ne jamais communiquer ses informations d'authentification, même à son fournisseur d'accès internet.

En cas d’escroquerie, réagir vite !

  1. Informer immédiatement le comptable public et lui communiquer :
    • Les coordonnées bancaires présumées frauduleuses ;
    • Les pièces (courriels, etc.) avec le nom de l'escroc présumé, son adresse de messagerie, son numéro de téléphone.
  2. Identifier les paiements déjà réalisés, à venir ou en instance, pour effectuer les rejets et blocages nécessaires et en avertir le comptable.
  3. Bloquer les coordonnées bancaires frauduleuses dans les applications informatiques de la collectivité locale.
  4. Porter plainte auprès d’un service de police ou de gendarmerie, le plus rapidement possible.

Vidéo

Découvrez comment éviter les escroqueries aux faux ordres de virement !

Nouveaux maires : se prémunir contre les escroqueries aux faux ordres de virement

Se prémunir contre les escroqueries aux faux ordre de virement

Depuis une dizaine d'années maintenant des escrocs tentent régulièrement de détourner de l'argent public en usurpant l'identité de véritables créanciers des collectivités locales pour que des virements soit effectué à leurs profits sur des comptes bancaires frauduleux.

Ces escroqueries dénommées FOVI, pour faux ordre de virement, sont en pleine recrudescence depuis le mois de mars 2020 et la crise sanitaire. Les victimes peuvent être aussi bien de très grandes collectivités, que de toutes petites communes. 

Votre comptable de la DGFiP en charge du paiement des factures de votre commune est en alerte permanente sur le sujet. Toutefois, pour que la prévention soit pleinement efficace elle doit être mise en œuvre en amont au sein des services communaux. Nous allons donc vous présenter le principal mode opératoire utilisé par les escrocs, puis vous indiquer comment sensibiliser les agents de votre service financier ou votre secrétaire de mairie afin que vous sachiez réagir à temps et adopter les bons réflexes en cas de pratiques suspectes.

Le mode opératoire favori des escrocs

L'escroquerie aux faux ordre de virement s'opère aussi bien par courrier que par téléphone ou par courriel. Un interlocuteur inconnu se fait passer pour un fournisseur de la commune. Pour être crédible, il présente des factures obtenues de manière frauduleuse auprès du véritable fournisseur. Il indique alors que la société a changé de compte et que les paiements doivent dorénavant être dirigé vers un nouveau compte bancaire. Il faut être vigilant, l'escroc envoi des documents présentant parfois des écarts minimes avec ceux du créancier véritable. Par exemple, dans l'adresse, le numéro SIRET, la dénomination, ou le logo de l'entreprise, ainsi l'adresse de messagerie de l'escroc pourra être très proches de celles utilisées habituellement par la commune pour dialoguer avec son fournisseur. À quelques caractères près, le changement de RIB est le mode opératoire le plus classique dans le cas des FOVI, mais attention, il peut aussi arriver que l'escroc se fasse passer pour l'éditeur du logiciel financier de façon à prendre le contrôle du poste informatique de l'agent communal.

Les bons réflexes à avoir

Il va de soi que certains de vos créanciers peuvent changer de domiciliation bancaire. Cependant en cas de doute face à une demande suspecte, il faut rompre la chaîne des échanges de courriels ou d'appels téléphoniques et procéder à un contre-appel en contactant le fournisseur à partir des coordonnées déjà connu de la société ou récupérées dans un annuaire public.

Il faut également avertir votre comptable de la DGFiP. Il examinera avec vos services, les documents reçus et vous conseillera sur les vérifications à mener. Pensez à sensibiliser l'ensemble de vos services sur les FOVI. Le responsable financier au comptable est certes concernés, mais les escrocs peuvent également s'attaquer aux services qui engagent les dépenses, ou tout simplement au secrétariat et standard téléphonique. 

N'oubliez pas les personnes effectuant des remplacements sur tous ces postes pendant les périodes de congés. Elles sont plus vulnérables aux tentatives d'escroquerie. 

Pour aider vos agents en leur indiquant les réflexes à adopter, la DGFiP et le CNFPT proposeront très prochainement une e-formation courte et pratique destiné aux fonctionnaires territoriaux.

Rapprochez-vous de votre délégation régionale du CNFPT pour y inscrire vos collaborateurs dès qu'elle sera disponible dans votre région. Et dès à présent, vos agents peuvent consulter une brochure en ligne sur le site www.collectivites-locales.gouv.fr dans la rubrique "Finances locales" sous rubrique "Moyens de paiement lutte contre les tentatives d'escroquerie".

Face aux tentatives d'escroquerie, tous ensemble, soyons vigilants.

Documentation

Aucun Activé

Les dépôts et retraits d'espèces

Moyens de paiement Gérer les finances publiques locales Direction générale des Finances publiques Activé

Le service de dépôt-retraits d'espèces proposé aux régies des collectivités locales

Parmi les moyens de paiement proposés aux usagers des services publics, les espèces sont encore utilisées, souvent par des régies instituées par les collectivités locales et opérateurs publics, afin de permettre un encaissement de proximité en espèces, et parfois également un service de décaissement. Pour permettre à ces régies, soit de se délester de leurs espèces, soit de se procurer des espèces, la DGFiP fournit un service de dépôts-retraits d'espèces.

Depuis le printemps 2021, la gestion des dépôts-retraits d’espèces a été externalisée auprès de La Banque Postale (LBP) dans le cadre d’un marché public. LBP accueille à certains de ses guichets tous les régisseurs des collectivités locales. Ce marché arrive à échéance le 16 mars 2026 et sera renouvelé avec le même prestataire (deux candidats se sont présentés mais c’est LBP qui a remporté, à nouveau, le marché).

Cette reconduction du marché intégrera une logique de limitation des coûts budgétaires avec un encadrement des opérations des remettants, sachant par ailleurs que cette prestation est gratuite à l’heure actuelle pour les collectivités locales (c'est l’État qui en assume le coût).

En effet le marché en vigueur a fait apparaître des dysfonctionnements récurrents, résultant d’une mauvaise application des consignes et se traduisant par des coûts de fonctionnement élevés pour la DGFiP : LBP facture chaque sacoche de pièces ou billets déposée. Or, on constate à la fois des dépôts trop fréquents et des dépôts de montants très faibles de la part de certains utilisateurs.

Dans une perspective de transition vers la nouvelle prestation, les collectivités locales sont dès maintenant invitées à mener les actions suivantes :

  • explorer les possibilités de remplacer les espèces par d’autres moyens de paiement ;
  • rationaliser les régies pour qu’elles disposent d’un volant financier plus significatif leur permettant d’atteindre les montants planchers de dépôt définis par la DGFiP ;
  • allonger autant que possible les délais avant une obligation de dépôt d’espèces (acte constitutif des régies).

La plateforme numérique (DIGIFIP 2) qui administre les opérations de dépôt et retrait va par ailleurs évoluer au printemps 2026 en intégrant un contrôle automatique :

  • de la fréquence des dépôts ;
  • du montant d’un dépôt (entendu comme un dépôt d’un sac de billets et/ou d’un sac de pièces).

La plateforme intégrera également l’obligation de demander une autorisation préalable dans l’outil pour effectuer une opération de dépôt.

  • Si l’autorisation de dépôt est accordée, l'utilisateur obtiendra un code barre l'autorisant à se rendre en bureau de poste.
  • Si l’autorisation a été refusée, aucun bureau de poste n’acceptera le dépôt. L’utilisateur pourra faire une demande de dérogation ponctuelle au contrôle des seuils et fréquence des dépôts, en la justifiant, auprès de la direction départementale des Finances publiques (par exemple, la fermeture d'une régie saisonnière justifiera une dérogation permettant d'effectuer un dépôt clôturant la période d'activité de la régie).

Des dérogations permanentes pourront être accordées pour des cas très particuliers, pour une durée toutefois limitée à un an.

Enfin d’autres nouveautés seront intégrées au service, comme :

  • la possibilité de prendre rendez-vous à partir du portail DIGIFIP 2 pour effectuer un dépôt à partir du portail DIGIFIP2
  • la mise à disposition des bordereaux de comptage en centre fort en cas d’écart de comptage des espèces déposées.
Aucun

Protection sociale

Connaître les acteurs et les institutions Activé

Les élus locaux sont affiliés par principe au régime général de la sécurité sociale au titre de leur mandat. Ils ne sont en revanche pas tous cotisants, ce qui emporte des conséquences sur les droits et prestations auxquels ils peuvent accéder. 

Depuis la loi n°2012-1404 du 17 décembre 2012 de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2013, les élus locaux sont affiliés au régime général de la sécurité sociale au titre de leur mandat pour l’ensemble des risques (art. L. 382-31 du code de la sécurité sociale - CSS). 

Sont visés par cette disposition les élus des collectivités mentionnées à l’article 72 de la Constitution dans lesquelles s’applique le régime général de la sécurité sociale, soit les élus :

  • des communes ;
  • des départements ;
  • des région ;
  • des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

Ces élus sont donc affiliés au régime général au titre de leur mandat.

Cette affiliation entraîne une obligation d’affiliation auprès de la CPAM du lieu de résidence de l’élu. Les démarches à entreprendre au début de tout nouveau mandat sont précisées sur la page Ameli relative aux élus locaux

Si tous les élus locaux sont affiliés au régime général, tous ne sont pas cotisants. La LFSS pour 2013 a en effet fixé des règles particulières concernant l’assujettissement des indemnités de fonction aux cotisations sociales. 

Toute indemnité assujettie aux cotisations sociales l’est au premier euro. 

Conformément à l’article L. 382-31 du CSS, sont concernées par le prélèvement de cotisations sociales : 

  • Les indemnités de fonction dont le montant brut est supérieur à la moitié du plafond annuel de cotisations de sécurité sociale (PASS) - alinéa 1er 

Fixé par arrêté, le PASS est en principe réévalué chaque année au 1er janvier en fonction de l'évolution des salaires. 

Il s’élève, depuis le 1er janvier 2025, à 47 100 € en valeur annuelle et 3 925 € en valeur mensuelle (arrêté du 19 décembre 2024 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2025).

Le plafond mensuel d’assujettissement des indemnités de fonction des élus est ainsi fixé depuis le 1er janvier 2025 à 1 962,50 €. 

  • Les indemnités de fonction de certains exécutifs locaux qui ont cessé d’exercer leur activité professionnelle pour l’exercice de leur mandat – alinéa 2 

Le législateur a souhaité préserver les élus locaux qui suspendent leur activité professionnelle pour exercer certains mandats d’exécutifs locaux. Ainsi, les indemnités inférieure à la moitié du PASS des élus qui ont cessé ou suspendu toute activité professionnelle, salariée ou non salariée, pour exercer l’un des mandats prévus à l’article L. 382-31 du CSS (alinéa 2) et ne relèvent plus à titre obligatoire d’un régime de sécurité sociale, sont assujetties aux cotisations sociales. 

Sont visés :

  • les maires et adjoints des communes (art. L. 2123-9 du CGCT) ;
  • les présidents et vice-présidents ayant délégation de l’exécutif du conseil départemental (art. L. 3123-7 du CGCT) ;
  • les présidents et vice-présidents ayant délégation de l’exécutif du conseil régional (art. L. 4135-7 du CGCT) ;
  • les présidents et conseillers exécutifs du conseil de Corse (art. L. 4422-19 du CGCT) ;
  • les membres des conseils des communautés de communes (art. L. 5214-8 du CGCT) ;
  • les membres des conseils des communautés urbaines( art. . 5215-16 du CGCT) ;
  • les membres des conseils des communautés d’agglomération (art. L. 5216-4 du CGCT.

 

  • Les indemnités de fonction des élus ayant exercé la faculté d’assujettissement (nouveauté issue de la LFRSS pour 2023) – alinéa 3 

Dernière nouveauté en matière d’assujettissement des indemnités de fonction aux cotisations sociales, la LFRSS pour 2023 a ouvert la possibilité pour les élus non concernés par le prélèvement de cotisations sociales de choisir d’y assujettir leurs indemnités de fonction.

Cette faculté, prévue au troisième alinéa de l’article L. 382-31 du CSS, vise les élus locaux qui n’ont pas cessé d’exercer une activité professionnelle pour l’exercice d’un mandat d’exécutif local et dont l’indemnité est inférieure à la moitié du PASS. Elle s’adresse notamment aux élus percevant de petites indemnités et dont l’activité professionnelle ne leur permet pas de se constituer une couverture sociale suffisante. 

Les modalités pratiques d’exercice de cette faculté sont prévues par le décret n° 2023-838 du 30 août 2023 relatif à la mise en œuvre pour les élus locaux de la faculté de cotisation et de la prise en compte des périodes de mandats pour les versements pour la retraite prévues à l'article 23 de la LFRSS pour 2023, qui est entré en vigueur le 1er septembre 2023.

Cas de cumul de mandats :

En cas de cumul de mandats, le seuil mensuel des 1 962,50 € pour 2025 s’apprécie en additionnant toutes les indemnités brutes des mandats concernés. En revanche les indemnités perçues dans les syndicats mixtes ou les établissements publics locaux tels que les centres de gestion ou les OPHLM ne sont pas à prendre en compte

L’affiliation des élus locaux au régime général de la sécurité sociale implique pour les élus l’acquisition de droits en propre. Ces droits varient selon les risques et si les indemnités de l’élu sont assujetties aux cotisations sociales. Par exemple, les élus cotisants peuvent bénéficier des prestations en espèce des risques maladie et maternité (indemnités journalières) lorsqu’ils cessent d’exercer leur mandat. 

En revanche, tous les élus affiliés, cotisants ou non, peuvent bénéficier des prestations en nature du risque maladie et maternité et du risque accident du travail et maladies professionnelles, qui sont versées sans condition de cotisation (remboursements de soins par exemple).

Une circulaire conjointe de la Direction de la sécurité sociale et de la DGCL du 14 mai 2013 précise les conditions d’affiliation et d’assujettissement de ces indemnités de fonction. 

Les indemnités de fonction de fonctionnaires en position d’activité sont assujetties aux cotisations sociales dans les mêmes conditions que pour les élus qui ne sont pas fonctionnaires. En revanche, les fonctionnaires en détachement pour mandat électif sont soumis à des règles particulières :

- pour ce qui concerne le risque vieillesse, ils demeurent affiliés à leur régime spécial de retraite (ils sont redevables d’une cotisation salariale, qui est précomptée sur l’indemnité de fonction, mais la cotisation patronale n’est pas exigible) ;

- pour les autres risques (maladie, maternité, invalidité et décès, accidents du travail et allocations familiales), l’administration d’origine du fonctionnaire détaché demeure redevable des cotisations patronales.

Les élus locaux peuvent se constituer des droits à la retraite au titre de leur mandat via trois dispositifs :

  • Les droits acquis au titre du régime général de la sécurité sociale 

Lorsque leurs indemnités de fonction sont assujetties aux cotisations sociales (voir ci-dessus), les élus locaux s’ouvrent des droits à l’assurance vieillesse (retraite de base). 

S’ils cotisent déjà au régime général (au titre d’une activité professionnelle par exemple), les droits acquis à raison du mandat se cumulent avec ceux déjà acquis et peuvent leur permettre, le cas échéant, de valider les quatre trimestres au titre d’une année ou d’améliorer le salaire annuel moyen servant au calcul de la pension de base du régime général.

Pour les élus affiliés à un autre régime, les cotisations versées au titre de l’affiliation au régime général de la sécurité sociale leur permettent d’acquérir des droits à pension au régime général, qui se cumulent (sans fusionner) avec les droits à pension acquis au titre de cet autre régime. 

Les fonctionnaires en détachement pour mandat électif restent soumis aux règles spéciales qui régissent leur situation au regard du risque vieillesse.

  • Les droits acquis au titre du régime complémentaire IRCANTEC 

Outre l’affiliation au régime de l’assurance retraite, les élus locaux sont affiliés obligatoirement à l’IRCANTEC, qui est le régime de retraite complémentaire des agents non titulaires de la fonction publique, dans les conditions de droit commun. 

Les collectivités concernées doivent déclarer à l’IRCANTEC l’ensemble de leurs élus indemnisés. 

Contrairement à la sécurité sociale, l’affiliation à l’IRCANTEC implique une cotisation « dès le premier euro » : tous les élus locaux indemnisés y sont donc cotisants. 

Les élus doivent cotiser pendant toute la durée de leurs différents mandats et peuvent donc être amenés à cotiser au-delà de 65 ans.

La retraite IRCANTEC est versée à terme échu. Les modalités de versement dépendent du nombre de points acquis (retraite versée en un capital unique ou en rente périodique). 

La valeur du point est révisée chaque année dans les mêmes conditions que les pensions de vieillesse du régime général de la Sécurité sociale.

  • Les droits acquis au titre d’un régime facultatif par rente (FONPEL ou CAREL)

La loi du 3 février 1992 relative aux conditions d'exercice des mandats locaux a ouvert la possibilité aux élus locaux indemnisés de constituer une retraite par rente (art. L. 2123-7, L.3123-22 et L. 4135-22 du CGCT). Il s’agit de contrats d’épargne retraite supplémentaire à adhésion facultative dont les cotisations sont financées pour moitié par l’élu affilié et pour moitié par sa collectivité territoriale dans la limite du taux plafond de 8 % fixé par l’article R. 2123-24 du CGCT.

La décision d’adhérer à un tel régime relève de l’initiative individuelle de chaque élu, sans obligation. En revanche, elle constitue une obligation pour la collectivité dès lors que l’élu fait le choix d’y adhérer. 

Les cotisations retraite des communes et celles des élus sont calculées sur le montant des indemnités effectivement perçues par les intéressés. 

À ce jour, deux organismes concurrents ont été créés afin de proposer ce type de protection aux élus locaux : le régime CAREL (Caisse autonome de retraite des élus locaux), qui relève du code de la mutualité, et le régime FONPEL (Fonds de pension des élus locaux), relevant du code des assurances.

Attention : La participation des collectivités au régime de retraite par rente des élus locaux constitue un avantage en nature et doit être déclarée dans le revenu imposable de l’élu (Note de service de la DGFIP du 12 janvier 2011 relative à la notification du nouveau barème pour 2011-Régime fiscal de la participation des collectivités territoriales aux régimes de retraite facultatifs par rente spécifiques aux élus locaux). 

Aucun