EPIDE

L’Établissement pour l'insertion dans l'emploi (EPIDE), anciennement appelé Établissement public d'insertion de la Défense (EPIDe),  est un établissement public administratif, créé par ordonnance du 2 août 2005, et placé sous la triple tutelle des ministères chargés de la défense, de l’emploi et de la ville.

Il a pour objet l'insertion sociale et professionnelle des jeunes de 18 à 25 ans sans diplôme ou qualification professionnelle ou en voie de marginalisation sociale.

L’EPIDE est administré par un conseil d’administration qui détermine, dans le cadre des orientations fixées par les ministères de tutelle, la politique générale de l’établissement. Il comprend des représentants de l'administration ainsi que des membres nommés à raison de leur compétence. Le président est nommé par décret.

Les jeunes intégrés à l’EPIDE signent un contrat de volontariat pour l’insertion d’une durée de 8 mois, qui peut être renouvelé. Les volontaires sont pris en charge en internat de semaine, du lundi au vendredi, dans le cadre d’un parcours d’insertion qui porte à la fois sur une formation générale, sur la construction d’un projet professionnel et sur le développement des compétences nécessaires pour devenir un citoyen autonome et responsable. Les jeunes de nationalité étrangère peuvent être admis dans les centres EPIDE au même titre que les jeunes de nationalité française, sous réserve que leur situation leur permette d’accéder à l’emploi.

L'EPIDE dispose de 19 centres implantés sur toute la France présentant une capacité d’accueil de 2805 places. Un vingtième centre EPIDE ouvrira en 2022 à Alès-la-Grand’Combe et de nouvelles places seront créées dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC).

En 2020, l’EPIDE a admis 2 195 volontaires. Les jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville représentent 28 % des volontaires intégrés. La part de femmes a légèrement augmenté pour atteindre 27 %. Malgré le caractère atypique de l’année 2020 et le contexte économique dégradé, le taux de sorties positives est resté stable avec 52 % des volontaires insérés dans l’emploi ou en formation qualifiante.